Halloween reportée, jusqu’à où irons-nous?

citrouille

J’ai fait une montée d’urticaire en apprenant que plusieurs élus de villes et de municipalités québécoises ont décidé unilatéralement de reporter la soirée d’Halloween, soit disant pour protéger leurs citoyens.

Jusqu’à ce jour, je pensais naïvement que le rôle des élus municipaux était de s’assurer que les services offerts répondent aux besoins de la communauté, d’adopter le budget et d’assurer l’équilibre financier de leur ville ou municipalité. Mais jamais, je n’aurais pensé qu’être élu aux suffrages donnait aussi le droit de se substituer aux parents, de décider quand, comment et sous quel climat les enfants doivent sortir.

Pour moi, décider unilatéralement de reporter la soirée des petits monstres revient à dire aux citoyens-parents, vous n’êtes pas équipés pour faire preuve de jugement. Mais nous, les élus, nous le somme.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un power trip de ces élus. Je penche plutôt pour un conflit de rôle découlant d’une peur viscérale des critiques. Les critiques sont au rôle de dirigeant, ce que la mort est à tout être vivant, impossible à éviter. D’ailleurs dans la vrai vie, si vous n’êtes pas critiqué c’est que vous êtes mort. Et encore là !

Le rôle de parent n’est pas inné, il doit s’apprendre. La seule façon d’apprendre est d’assumer le rôle de parent. Apprendre par essais erreurs. Croire le contraire est contre nature.

Juger et décider que mon ou mes enfants doivent courir l’Halloween m’appartient. Je dois apprendre à vivre avec mes décisions. Plus je vais décider, plus je vais apprendre à décider et plus mon enfant va en bénéficier. Un parent qui se soustrait à son devoir de décider fait preuve de négligence.

Alors, chers élus, décidez pour ce qui se passe dans votre cour et sortez de la mienne.

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À bientôt ami(e) sapiens

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