Niveler par le bas

img.jpgLe Journal de Montréal, 27 mars 2019, article de KARINE GAGNON Chroniqueuse politique

Abaisser les critères de sélection pour l’admission au programme d’éducation internationale (PEI), comme si on tentait de niveler par le bas, serait une erreur susceptible de nuire aux écoles publiques.

De nombreux parents, et j’en suis, ont fait le choix de l’école publique, plutôt que privée, pour la qualité de certains programmes offerts.

Pourquoi débourser des milliers de dollars chaque année pour envoyer son enfant à l’école privée s’il peut aussi compléter une formation de haut niveau à l’école publique ? Poser la question, c’est y répondre.

Le PEI, qui fournit un cadre d’apprentissage où les élèves sont appelés à se dépasser à divers égards, et à être plus ouverts sur le monde, est l’un de ces programmes distinctifs. Il permet d’approfondir des matières, entre autres par l’étude des langues, afin d’optimiser la compréhension des élèves de leur propre culture et de celle des autres.

Les élèves doivent également s’impliquer dans diverses causes et effectuer des heures de bénévolat.

TROP ÉLITISTE

Le mot juste pour qualifier ce type de programme, auquel les élèves de générations antérieures n’avaient pas droit : génial.

Aussi quelle ne fut pas ma surprise de voir que des commissions scolaires québécoises songent à revoir les critères d’admission au PEI pour l’ouvrir aux élèves plus faibles. Le PEI serait trop élitiste et on assisterait dans ses rangs à une montée de l’anxiété de performance, ce qui ne paraît soutenu par aucune étude.

Comme critères d’admission, plusieurs écoles se basent en effet sur les résultats scolaires, en plus du profil de l’élève. Les élèves peu motivés, ou avec des troubles de comportement, n’y sont ni admis ni tolérés.

Il en résulte des classes avec des élèves performants, motivés, et un environnement qui favorise très certainement l’apprentissage.

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p data-bind=”text: $data”>Depuis quand faudrait-il avoir honte de favoriser l’excellence et la réussite ? Au lieu de chercher à défaire les programmes qui valorisent l’école publique, on devrait plutôt chercher à revoir le modèle des programmes réguliers pour les améliorer, et chercher à innover là aussi.

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