Nos entreprises “Fleuron” n’ont-elles que la fleur comme “Fleuron” ?

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Article de Charles Dugas, DESS, M. Ed.

Introduction

Interpellé par la saga SNC Lavalin et les trop fréquents festins de subventions fédérales ou provinciales, je me suis demandé, en parcourant un essai intitulé Les grandes entreprises sont-elles (encore) françaises ? ” Qu’arriverait-il si nous nous livrions à cet exercice pour des compagnies comme Bombardier Inc., Cirque du Soleil, SNC Lavalin, Power Corporation, etc.? Quel tableau en tirerions-nous? Seraient-t-elles encore considérées comme des fleurons nationaux? “

Trois dimensions de l’entreprise

Pour nous faire une idée du caractère national d’une entreprise, Gomez et Rossi nous proposent d’analyser trois dimensions de celle-ci :

  • La répartition géographique de l’effectif de l’entreprise.
  • La répartition géographique de son chiffre d’affaires.
  • La nationalité de ses actionnaires possédant au minimum 1% du capital de l’entreprise.

Le lieu de résidences des salariés

Quel est le pourcentage (%) de ses salariés résidant au Canada (revenus pour l’État) versus le pourcentage de ses salariés résidant hors Canada?

Chiffre d’affaires

Quel est le pourcentage de son chiffre d’affaires réalisé au Canada (susceptible d’engendrer des revenus pour l’État) versus le pourcentage réalisé hors du Canada et quelle valeur monétaire, le premier représente-t-il?

Actionnaires possédant au minimum 1% du capital.

Quelle est le pourcentage d’actionnaires possédant la seule nationalité Canadienne versus le pourcentage d’actionnaires ne possédant pas la nationalité Canadienne ou possédant une double nationalité?

Types d’entreprise

Nous pourrions par la suite définir arbitrairement l’entreprise comme étant :

  • Nationale, si toutes ses dimensions sont majoritairement canadiennes.
  • Enracinée, si deux de ses dimensions sont majoritairement canadiennes.
  • Transnationale, si une seule de ses dimensions est majoritairement canadienne.
  • Déracinée, si aucune de ses trois dimensions n’est majoritairement canadienne. Ce type d’entreprise n’étant « Canadienne » que par son statut juridique ou culturel.

Source : Cahier PREUVE À L’APPUI No 6, réalisé par Simon Rossi, chercheur et Pierre-Yves Gomez, directeur de l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises (IFGE)

Lien vers le texte de Gomez et Rossi

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