Le DG de la SQ suspendu Partie I


Martin Prud'homme.jpgGeneviève GUILBAULT,
ministre de la Sécurité publique, a relevé, “par mesure administrative”, mercredi 6 mars 2019, le directeur général de la Sûreté du Québec Martin Prud’homme en raison d’une allégation relative à des infractions criminelles.

La prise de décisions est le processus qui conduit à privilégier une option entre deux ou plusieurs en vue d’atteindre un objectif donné. Elle fait intervenir quatre éléments : 1) un but ou un objectif; 2) des options; 3) des conséquences; 4) un choix.

Après lecture des faits ci-dessous, de votre point de vue de gestionnaire:

  • Quel est le but ou l’objectif recherché par la Ministre?
  • Quelles options avait la Ministre?
  • Quelles seront, selon vous, les conséquences de cette décision: Pour Martin Prud’homme? Pour la Ministre? Pour la CAQ?
  • Quelle autre choix aurait pu choisir la Ministre?
  • Est-ce que c’était la bonne décision?

Ce qu’ils ont dit:

Geneviève GUILBAULT, ministre :

  • « Notre gouvernement a agi rapidement dans cette situation afin de rassurer la population, de protéger l’institution qu’est la Sûreté du Québec, de préserver la confiance du public en nos institutions et surtout de ne pas nuire à l’enquête qui est en cours. »
  • « M. Prud’homme n’a pas été arrêté et n’est accusé de rien pour l’instant. Il s’agit d’une mesure préventive pour permettre à l’enquête de se poursuivre. Nous allons attendre le résultat de l’enquête du Bureau des enquêtes internes. »

Elle n’a pas voulu s’avancer sur la nature de ce qui est reproché à M. Prud’homme et sur la gravité du geste qui aurait été commis. Elle confirme toutefois que la dénonciation a été faite en conformité avec la Loi sur la police.

Christine St-Pierre, porte-parole libérale en matière de sécurité publique:

  • « Le gouvernement Legault a fait ce qu’il avait à faire ». « Est-ce que des gens essaient de ternir des réputations ? Je ne sais pas », « On n’est pas dans District 31. »

Paul Arcand, 98.5 FM

  • « Les enquêteurs pensent avoir quelque chose… C’est assez, je présume, que c’est ça l’affaire. C’est assez pour relever de ses fonctions le directeur de la SQ et laissez planer, et c’est ça qui est franchement dégueulasse, laisser planer un doute.
  • « Martin Prud’homme est fait. L’opinion publique, hier, c’était : qu’est-ce qu’il a fait? Ça doit être grave. Un: il n’est accusé de rien. On est au stade des allégations. Le gouvernement l’envoie chez lui comme le dernier des bandits. Et on verra et peut-être dans 3 mois, dans 6 mois, dans un an, on dira ben finalement, il n’y a rien. Il n’y a rien comme dans l’affaire Guy Ouellette; une job toute croche menée par l’UPAC, une affaire de vengeance. »